
Chronique 4
Toutes les deux semaines, le mardi, Mélody Benhamou est de passage à l’émission On part ça d’même, animée par Tommy Coderre sur les ondes de Viva 105,3.
Lors de cette chronique, la discussion a porté sur un sujet qui touche la plupart d’entre nous : pourquoi est-il si difficile de créer de bonnes habitudes, alors que ce sont elles qui transforment réellement notre quotidien? À travers des exemples concrets, Mélody explique pourquoi nous avons tendance à remettre l’activité physique au lendemain et comment il est possible de sortir de ce cercle vicieux.
Nous vous proposons ici une version adaptée des principaux enseignements de cette chronique.
C’est une pensée que nous avons tous déjà eue.
Pourtant, le paradoxe est étonnant : moins nous bougeons, plus nous nous sentons fatigués. On repousse notre séance de yoga, notre marche ou notre entraînement en pensant économiser de l’énergie… alors qu’en réalité, c’est souvent ce qui nous en redonnerait le plus.
C’est ainsi que s’installe un véritable cercle vicieux.
Lorsque l’on décide de reprendre une activité physique, les premiers jours sont rarement les plus agréables. Notre cerveau cherche naturellement à nous maintenir dans ce qui lui est familier : il préfère le confort immédiat à l’effort, même lorsque cet effort est bénéfique à long terme.
C’est pourquoi il est normal de ressentir de la résistance. La bonne nouvelle? Cette résistance ne dure pas éternellement.
Créer une nouvelle habitude demande de la répétition. Les experts s'entendent pour dire qu'il faut un minimum de trois semaines pour ancrer un nouveau rituel, parfois davantage, selon l'objectif. Les premières semaines sont souvent celles où l’on négocie le plus avec soi-même : « Il pleut. » « Je suis fatigué. » « J’irai demain. »
Pourtant, plus on répète une action, plus elle devient naturelle. L’objectif n’est pas d’être parfait, mais d’être constant.
C’est d’ailleurs pour cette raison qu’Idolem propose régulièrement des défis de pratique : ils permettent d’installer une routine suffisamment longtemps pour que le bien-être devienne une habitude plutôt qu’un effort.
On associe souvent le yoga à la souplesse ou à la forme physique. Bien sûr, ces bénéfices existent. Mais avec le temps, plusieurs découvrent que ce n’est pas ce qui les fait revenir.
Ils reviennent parce qu’ils dorment mieux, parce qu’ils gèrent davantage leur stress, parce qu’ils sont plus patients avec leurs proches, parce qu’ils arrivent au travail avec les idées plus claires.
Le yoga devient alors un outil pour mieux vivre son quotidien, bien au-delà des quelques minutes passées sur le tapis.
Durant cette chronique, Mélody a également présenté le concept du Miracle Morning, une routine matinale qui consiste à s’accorder quelques instants avant que la journée ne commence vraiment.
Pas besoin d’y consacrer une heure complète dès le départ. Quelques minutes peuvent déjà faire une différence :
L’idée n’est pas de remplir son horaire, mais de commencer la journée en s’accordant un moment à soi.
Changer son mode de vie ne se fait pas du jour au lendemain. En revanche, une petite action répétée chaque jour peut avoir un impact immense au fil des semaines.
Que ce soit un cours de yoga, une marche, quelques salutations au soleil ou simplement cinq minutes de respiration, l’important est de commencer.
Parce qu’au bout du compte, le bien-être ne repose pas sur un grand changement spectaculaire. Il se construit, une habitude à la fois.
Faites de votre premier cours le point de départ de votre nouvelle habitude bien-être.
Le cerveau privilégie naturellement le confort immédiat. C’est pourquoi la résistance ressentie au début d’une nouvelle habitude est normale, mais elle diminue avec la répétition.
C’est la période pendant laquelle une nouvelle action demande le plus d’efforts. Plus elle est répétée, plus elle devient naturelle et facile à maintenir.
C’est une routine matinale qui consiste à s’accorder quelques minutes avant le début de la journée pour respirer, bouger, méditer ou planifier ses priorités.